Questions Réponses

Vous vous posez des questions sur l’apnée du sommeil, les différents traitements, comment vivre au mieux avec au quotidien etc. Nos experts – pneumologues, pneumo-pédiatres, techniciens, diététiciens, kinésithérapeutes etc – vous répondent !

Cette appellation peut prêter à confusion car il n’existe pas à proprement parler en France de « médecins du sommeil ». Il s’agit d’un médecin qui a développé une compétence particulière dans la prise en charge des troubles du sommeil, dont l’apnée du sommeil.

Plusieurs spécialités médicales s’y intéressent : les médecins pneumologues, cardiologues, ORL, pédiatres, neurologues, les généralistes etc.

L’apnée du sommeil nécessite parfois l’intervention de plusieurs professionnels de santé agissant à des niveaux différents. Leurs interventions sont complémentaires et ont pour objectif de rétablir le bon passage de l’air pendant le sommeil. D’autres professionnels de santé peuvent aussi intervenir, tels les :
–    chirurgiens-dentistes : pour corriger, par exemple, un décalage des maxillaires (menton en retrait).
–    kinésithérapeutes et/ou orthophonistes : pour la rééducation des muscles de la langue.
–    nutritionnistes/diététiciens : pour la prise en charge du surpoids/hygiène de vie.

Pour trouver un médecin du sommeil proche de chez vous, le mieux est de vous renseigner auprès de votre médecin traitant. Selon les signes que vous présentez, il pourra vous aider et vous orienter vers le bon spécialiste.

La première visite chez votre médecin se fait en règle entre le 1er mois et le 5ème mois après l’installation de votre machine (PPC). Ensuite, il s’agit d’un simple suivi annuel (sauf s’il se produit un évènement particulier comme une maladie). Vous devez vous rendre une fois par an chez votre médecin, d’une part, pour faire le renouvellement d’autorisation d’utilisation de votre machine auprès de la sécurité sociale, et, d’autre part, pour assurer un suivi médical. Le médecin aura reçu du prestataire le relevé d’utilisation de votre machine.

Sans être une maladie transmissible, les enfants dont les parents présentent un syndrome d’apnée du sommeil sont plus à risque de faire des apnées un jour. Il y a une possible transmission de certains facteurs de risque de l’apnée du sommeil telle, par exemple, la forme de la mâchoire d’un des deux parents.

Non, car l’objectif de la prise en charge de l’enfant est de corriger les facteurs de risque pouvant amener à un syndrome d’apnée du sommeil à l’âge adulte (par exemple un trouble du tonus de la langue, l’étroitesse de la mâchoire). La prise en charge pluridisciplinaire de l’enfant peut être un peu longue (plusieurs mois ou plusieurs années) mais elle permettra, dans la grande majorité des cas, d’éviter le syndrome d’apnée du sommeil une fois adulte.

Oui, il existe des risques de récidive chez certains enfants, notamment en cas de rhinite allergique (causée par les acariens, pollens), d’asthme associé, ou si l’intervention chirurgicale ORL (le retrait des végétations et/ou des amygdales) a été faite après l’âge de 7 ans. Tous les enfants ayant présenté un syndrome d’apnée du sommeil doivent être suivi régulièrement, notamment ceux dont les symptômes étaient les plus importants au moment de leur diagnostic.

Alliance Apnées du Sommeil : Si ce traitement soigne les symptômes, il ne guérit pas pour autant la cause des apnées du sommeil, c’est-à-dire l’obstacle qui empêche le bon passage de l’air lors de la respiration la nuit. Il doit donc à priori être gardé toute la vie.

Cependant, il existe de rares exceptions où le traitement peut être retiré. Tout d’abord, si vous êtes en surpoids, une perte de poids importante, le plus souvent après une chirurgie bariatrique, peut parfois entrainer une diminution des apnées, voir les faire disparaître. Par ailleurs, si vous avez des anomalies au niveau de votre mâchoire (une mandibule en arrière, un palais étroit et ogival), un suivi par un chirurgien-dentiste peut éventuellement corriger les apnées. Dans ces cas-là, il est indispensable, après intervention, de refaire un bilan avec un enregistrement du sommeil afin de réévaluer la pertinence du traitement pour les apnées du sommeil.

De plus, en cas d’intolérance de la PPC, et dans certaines situations, des personnes peuvent se voir proposer par leur médecin une alternative qui est l’orthèse d’avancée mandibulaire.

Enfin, les progrès médicaux et la recherche n’arrêtent pas en matière d’apnée du sommeil, de nouvelles pistes de traitements sont étudiées et pourraient être à l’avenir proposées.

MAJ le 17/12/2018

Il existe en effet d’autres leviers complémentaires au traitement prescrit par votre médecin.

Par exemple, un travail de rééducation de la langue avec un spécialiste de la kiné linguale est parfois nécessaire pour retonifier certains muscles et corriger une mauvaise position de la langue pendant le sommeil. En effet, un manque de tonus peut amener la base de langue à basculer en arrière venant perturber la respiration.

Pratiquer une activité physique régulière et qui vous fasse plaisir a aussi un effet bénéfique sur les apnées du sommeil. Cependant attention, la pratique et l’intensité de l’activité physique doivent être progressives, régulières et adaptées à chaque personne. Il est important de trouver une activité qui vous plaise (marche nordique, vélo, natation, jardinage etc.) et de réaliser un bilan cardiologique au préalable si vous présentez certains risques.

Il y a beaucoup d’autres paramètres qui peuvent améliorer la respiration la nuit dont : le suivi de mesures d’hygiène de vie (alimentation équilibrée, ne pas fumer, ne pas boire d’alcool le soir…) mais aussi le chant, jouer d’un instrument à vent ou encore du didgeridoo, etc.

Attention, ces leviers ne peuvent dispenser du recours à la machine à pression positive continue (PPC) ou à l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), ni dispenser d’une consultation chez un ORL (pour détecter une obstruction au niveau du nez et/ou de la gorge). C’est l’effet combiné de ces mesures qui permettront une amélioration des symptômes et de la qualité de vie

Bien sûr car la machine à PPC traite votre syndrome d’apnée du sommeil mais ne le guérit pas. Ainsi, le risque de ne pas utiliser sa machine à PPC plusieurs nuits est de voir réapparaître les symptômes rapidement (fatigue, somnolence, céphalées…). Cela vaut également pour les personnes utilisant une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM). Un syndrome d’apnée du sommeil bien contrôlé vous permettra de pleinement profiter de vos voyages !

La réponse est oui et non.

OUI : Dans certains cas (surtout les cas d’obésité sévère), une perte de poids importante permet de revenir quasiment au poids idéal et par là-même de faire disparaître votre apnée du sommeil. Mais dans ce cas, le poids est quasiment l’unique cause de votre apnée du sommeil.

NON : Car les causes de l’apnée du sommeil sont multiples : si le surpoids en est la cause principale, l’âge, le sexe, la forme du visage et du cou et les autres maladies associées (asthme, diabète…) sont aussi importantes. La perte de poids permet de diminuer le nombre d’arrêts respiratoires dans la nuit mais rarement de les faire disparaître totalement. En revanche, cette perte de poids est bien évidemment essentielle pour le reste de la santé.

Dans tous les cas, en cas de perte de poids significative et stable, un enregistrement du sommeil doit être effectué afin de savoir, en cas de doute, si oui ou non votre apnée du sommeil persiste.

Non, il n’y a pas de perte d’efficacité de la machine tant que la turbine de celle-ci fonctionne bien.

Il faut par contre changer des pièces du masque en raison de l’usure qui peut être source d’inconfort. Il est ainsi recommandé de changer le masque une fois par an et de changer la bulle du masque (si utilisation d’un masque nasal ou naso-buccal) ou les coussins d’air (si vous utilisez un masque narinaire) tous les 6 mois environ. Si une personne a une barbe ou une moustache, ces délais peuvent être plus courts en raison du frottement conséquent. Le prestataire peut vous renseigner et vous guider pour changer votre masque et ses composants dans les bons délais.

Par ailleurs, il est parfois nécessaire de faire plusieurs essais de machines ou de réglages de la machine afin de trouver la solution qui convienne le mieux et qui permette de retrouver un sommeil réparateur. Le technicien et le médecin prescripteur du traitement connaissent bien ces situations et peuvent proposer des solutions.

Le fait de décider de ne pas vous traiter si vous présentez un syndrome d’apnées du sommeil vous expose à des risques non négligeables dont le plus important est certainement le risque cardio-vasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral, troubles du rythme). Mais il ne faut pas oublier le risque d’aggravation d’une insuffisance respiratoire grave. Une absence de prise en charge peut également avoir des conséquences sur les reins, les yeux, l’état général et la croissance chez l’enfant. Enfin, on ne peut pas sous-estimer l’impact sur la vie sexuelle avec la baisse importante de la libido (ce qui peut être corrigé par le traitement). Inutile cependant de vous inquiéter car maintenant le traitement de l’apnée du sommeil est bien établi. Avoir recours à un traitement par PPC permet de se protéger efficacement contre les risques encourus par une absence de prise en charge. De plus, les progrès réalisés sur les machines et les masques peuvent vous permettre de très bien supporter ce traitement.

Il n’existe pas de médicaments pour traiter l’apnée du sommeil bien que des essais ont été faits ou sont en cours mais sans grand résultat pour l’instant.

Si vous avez la gorge sèche suite à l’utilisation de la machine (PPC), il faut demander au prestataire de service d’installer dessus un humidificateur qui vous enlèvera cette sensation. Celui-ci se règle en fonction des saisons, de la météo ou encore de la température de votre chambre. Sur certaines machines, l’humidificateur est déjà intégré. Attention, l’humidificateur n’aura aucune incidence sur l’efficacité de votre traitement, mais il améliorera nettement votre confort et vous permettra de mieux le supporter.

Appareillée depuis 6 ans avec une sécheresse de la bouche depuis 1an. J’ai l’humidificateur mais cela ne change rien. Que puis-je faire ?

Réponse pneumologue : Dans cette situation, nous vous recommandons de faire vérifier que le système d’humification de votre appareil fonctionne bien et qu’il est bien réglé. Il est aussi possible de changer d’appareil de PPC dont les modalités d’humidification peuvent mieux vous convenir. Enfin, assurez-vous que votre chambre ne soit pas trop chauffée car cela augmente la sécheresse ambiante. Votre médecin prescripteur et votre prestataire peuvent vous renseigner.

Date : 12/03/2018

Le plus recommandé est toujours l’eau minérale. Toutefois, on peut effectivement utiliser de l’eau du robinet filtrée, il existe aujourd’hui des carafes filtrantes efficaces pour cela. Le plus important est de respecter les règles d’hygiène de l’humidificateur en vidant le réservoir d’eau chaque matin afin d’éviter que l’eau stagne et que l’humidificateur devienne un nid à microbes.

Réponse technicien du sommeil : il est fortement déconseillé de mettre des huiles essentielles dans son humidificateur. En effet, ces produits sont très concentrés et peuvent contenir des composants allergènes, voir toxiques, et donc très irritants pour les poumons.

Afin de créer une atmosphère apaisante, propice au sommeil, il est préférable de favoriser d’autres techniques : être bien installé, favoriser l’obscurité (pas d’écrans) et le silence, maintenir une température entre 18 et 20 degrés, veiller à son alimentation : tout ce qui est à base de glucides lents (pâtes, riz, semoule…) et de lipides (fromages…) va plutôt favoriser le sommeil) etc. (voir brochure apnées du sommeil et nutrition)

Date : 12/03/2018

Alliance Apnées du Sommeil : Les apnées du sommeil sont un problème « mécanique » qui entraine un mauvais passage de l’air dans les voies aériennes pendant le sommeil. Ce trouble nécessite un traitement aussi « mécanique » pour lever l’obstacle. Les huiles essentielles ne sont pas considérées comme un traitement des apnées. Attention si vous êtes par ailleurs asthmatique ou si vous souffrez d’une insuffisance respiratoire, ces produits peuvent être irritants ! Nous recommandons de ne pas les utiliser, surtout par voies inhalées.

 

Date : 17/12/2018

Les actes de diagnostics de l’apnée du sommeil sont pris en charge par l’Assurance Maladie.

L’assurance maladie obligatoire (AMO) prend en charge à 60% le traitement de l’apnée du sommeil par pression positive continue (PPC). Le suivi des indications médicales garantit le remboursement.

Les modalités de remboursement sont fixées dans un arrêté qui précise notamment :

1. le type de syndrome d’apnées du sommeil pour lequel la PPC est prise en charge.

La personne doit présenter obligatoirement certains symptômes :

–          une somnolence diurne (le jour)

–          et  au  moins  trois  des  symptômes  suivants : ronflements,  céphalées  matinales,  vigilance réduite, troubles de la libido, HTA, nycturie, associés

–          soit  à un  indice d’apnée hypopnée (IAH)  par  heure  de  sommeil  supérieur  ou égal à 30 à l’analyse polygraphique (IAH = nombre d’évènements respiratoires durant le sommeil),

–          soit, si cet indice est inférieur à 30, à au moins 10 micro – éveils par heure de sommeil en rapport avec une augmentation de l’effort respiratoire documenté par l’analyse polysomnographique.

2. et le montant du forfait sur lequel est calculé le remboursement.

Lors de la mise en place du traitement par votre médecin prescripteur, la prise en charge par l’AMO est assurée après accord préalable du médecin-conseil. Le renouvellement et le maintien de la prise en charge sont subordonnés à la constatation par le médecin prescripteur de son efficacité clinique et de votre adhésion au traitement.

Le ticket modérateur de 40% peut être pris en charge par la mutuelle en fonction de votre contrat.

Le patient est pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale sous certaines conditions, notamment si les soins sont en rapport avec une affection de longue durée (ALD).

Les actes de diagnostics de l’apnée du sommeil sont pris en charge par l’Assurance Maladie.

Aujourd’hui, seuls trois dispositifs d’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) sont remboursés par la sécurité sociale : il s’agit des orthèses Narval, Orthosom et Tali. Le dispositif est alors pris en charge dans son coût de fabrication par l’assurance maladie (si une demande est effectuée selon certains critères par le médecin du sommeil):

– à hauteur de 65%, mais le remboursement varie selon le régime de Sécurité Sociale.

– le ticket modérateur peut être pris en charge selon la mutuelle.

Depuis fin octobre 2016 (1), la mise en place de l’orthèse et les réglages réalisés par le chirurgien-dentiste font aussi désormais l’objet d’un remboursement par la sécurité sociale. Les honoraires pour la réalisation et le suivi du traitement par OAM ne pourront dépasser 350 €.

Le taux de remboursement sur les actes dentaires est généralement de 70%, le reste à charge dépend de la mutuelle.

(1) : référence

Le patient est libre de décider du choix de son prestataire. Si vous souhaitez changer, vous pouvez en parler à votre médecin prescripteur qui va demander un désappareillage chez le prestataire actuel et vous rediriger vers un autre. S’agissant d’une prescription, le prestataire ne peut pas retirer le traitement sans l’accord du médecin, ou une décharge du patient le cas échéant.

Les apnées du sommeil pendant la grossesse augmentent les risques pour le fœtus et pour la maman, de retard de croissance, d’hypertension artérielle et de diabète. Il est très important de les soigner pendant la grossesse. Le mieux est de prendre rendez-vous avec le médecin qui vous suit pour les apnées. Si l’apnée du sommeil est prise en charge et bien contrôlée cela se passera bien.

Tous les nourrissons et les enfants font, de manière naturelle et tout à fait normale, des apnées (c’est à dire des arrêts de la respiration) pendant leur sommeil. Elles sont la plupart du temps très brèves de 5 à 6 secondes environ, puis ils reprennent une respiration normale et calme.

Ce qui doit alerter ce sont des pauses respiratoires anormalement longues ou faisant suite à des ronflements importants, lorsque le bébé fait des efforts pour respirer. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.

Pas de panique, utiliser sa machine à PPC pendant un orage ne présente aucun risque !

De plus, les machines disposent, au niveau de l’alimentation, d’un système de coupure en cas de saute du courant. Ce dernier permet d’isoler et de protéger l’utilisateur de la machine ainsi que de ne pas abimer la machine.

Suite à une coupure d’alimentation, certaines machines s’arrêteront et d’autres seront capables de redémarrer automatiquement si elles en possèdent l’option.

Si un arrêt se produit en cours d’utilisation, les personnes équipées d’un masque narinaire ou nasal respireront par la bouche le temps que la machine soit remise en route. Celles qui utilisent un masque naso-buccal ou facial respireront également puisqu’une valve anti-asphyxie est intégrée.

Vous pouvez dormir l’esprit tranquille. Pour toute question, n’hésitez pas à en parler à votre technicien !

 

Date : Juillet 2017

Le décalage horaire est un phénomène que l’on subit lorsque l’on voyage vers un pays qui ne vit pas à la même heure que nous. Par exemple quand il est 14h à San Francisco, il est 23h à Bordeaux. Le décalage horaire est de 9 heures.

Donc quand on va à San Francisco, notre « horloge biologique » qui régule notre système veille/sommeil, va se retrouver à une autre heure que celle à laquelle elle fonctionne d’habitude. Il va donc y avoir une inadéquation entre notre « heure interne » (donnée par l’horloge biologique) et l’heure « sociale » à San Franciso.

C’est pour cela que l’on aura sommeil à 14-15h à SF, puisque notre horloge est restée à l’heure de bordeaux, 23-24h… l’heure de dormir.

C’est ce que l’on appelle le jet Lag. Cette sensation désagréable (nausées, maux de tête, fatigue, somnolence…) qui va durer plusieurs jours.

Car, fort heureusement, notre organisme a des capacités d’adaptations ! Ainsi notre horloge est capable, en moyenne, de se resynchroniser d’une heure par jour. Donc, vous comprenez qu’il faudra 9 jours, à peu près, pour être parfaitement en phase avec l’heure de San Franciso.

Ce jet lag induit donc un décalage de notre sommeil et donc de nos performances diurnes bien sûr (il sera très compliqué de rester éveillé à une réunion ou de faire une performance physique à 14h à San Franciso puisque notre corps est censé être en train de s’endormir…)

Donc quand on va de Bordeaux vers San Francisco (voyage vers l’Ouest), on va tomber de sommeil plus tôt et être réveillé très tôt le matin.

Et, à l’inverse, quand on revient à Bordeaux (voyage vers l’Est), on aura du mal à s’endormir le soir et du mal à se réveiller le matin.

On peut utiliser la luminothérapie (et la mélatonine dans certains cas) pour se resynchroniser plus vite.

Concernant le traitement des apnées du sommeil… pas de problème ! En effet ce sont des apnées …  « du sommeil », donc à partir du moment où vous utilisez votre traitement à chaque fois que vous dormez (quelle que soit l’heure et quel que soit l’endroit du globe), vous serez correctement traité.

Réponse du Dr Sureau, médecin généraliste spécialisé dans la prise en charge des troubles du sommeil et de la vigilance.

Date : 23/07/2018

Les apnées du sommeil correspondent à une fermeture des voies aériennes quand on dort. Classiquement, sous l’effet de la gravité on ronfle plus et on fait plus d’apnées quand on dort sur le dos.

Mais seul un enregistrement du sommeil pourra vous dire si vous faites plus d’apnées dans telle ou telle position. S’il s’avère que ces apnées sont réellement essentiellement dorsales, alors on peut utiliser des dispositifs qui empêchent de dormir sur le dos (par exemple : Pasuldo, Ronfless, Nightbalance).

D’un autre côté, si on dort en position assise ou demi-assise, alors la gravité s’applique moins et on fera moins d’apnées… mais pas facile de bien dormir dans cette position…

Dr Christophe SUREAU, médecin généraliste spécialisé dans la prise en charge des troubles du sommeil et de la vigilance, à Cartelègue (33)

Date : 15/01/2018

Certaines études mettent en avant des liens entre apnée du sommeil et asthme. On constate par exemple que les enfants les plus à risque de faire de l’apnée du sommeil sont les enfants qui sont (entre autres) ceux qui présentent un asthme ou une rhinite allergique.

Cependant, rassurez-vous, cette coexistence n’est pas dangereuse en soi, mais nécessite tout de même une prise en charge adaptée pour améliorer la qualité du sommeil de votre enfant. En effet, une rhinite, peut empêcher votre enfant de bien respirer (nez bouché) et peut donc favoriser les apnées la nuit durant son sommeil. Par ailleurs, une bonne prise en charge de l’apnée permettrait un meilleur contrôle de l’asthme… Des études complémentaires étudient ces liens.

Si votre enfant n’a pas eu de diagnostic d’apnée du sommeil, nous vous recommandons de consulter dans un premier temps un pneumologue ou pneumo-pédiatre afin qu’il puisse faire un diagnostic, vous informer, et mettre en place, si nécessaire, une prise en charge adaptée à votre enfant. Il pourra par la même occasion refaire un examen respiratoire pour vérifier que le traitement de l’asthme est toujours bien adapté et s’assurer également de la bonne prise en charge de l’allergie.

Dr Madiha Ellaffi, pneumologue à Albi (81)

Date : 09/04/2018

Rassurez-vous tous les ronfleurs ne font pas des apnées du sommeil ! Les symptômes d’apnées sont multiples : le ronflement en fait partie mais aussi la somnolence, les maux de tête au réveil, la perte d’énergie etc.  Il est important de vous interroger sur les autres symptômes.

Si vous avez un doute, parlez-en avec votre médecin, il pourra vous informer et, si besoin, vous orienter pour faire un « enregistrement de votre sommeil », examen appelé polygraphie ou polysomnographie. Vous pouvez d’ores-et-déjà auto-évaluer votre risque de somnolence en réalisant le test d’Epworth sur notre site internet : ICI.

 

Date : 11/06/2018

Oui,  il en existe plusieurs : le carnet de suivi SomRespir (FFAAIR), MyAir (ResMed), DreamMapper (Philips) etc. Le mieux est de vous renseigner auprès de votre prestataire qui pourra vous orienter et vous conseiller !

Date : 23/07/2018

Si vous n’avez pas de branchement électrique possible, vous pouvez demander à votre prestataire de santé à domicile s’il peut vous fournir des batteries adaptables à votre machine à pression positive continue (PPC).

Date : 23/07/2018

Alliance Apnées du Sommeil : Effectivement il peut y avoir un lien entre apnées du sommeil et une prise de poids inexpliquée. Sans traitement, les apnées provoquent la plupart du temps une fatigue importante la journée. La pratique d’activités physiques, quelles qu’elles soient, devient alors parfois difficile. De plus, le manque de sommeil peut modifier les comportements alimentaires : envies de produits plus gras, plus sucrés, de grignotages, cela apportant de l’énergie rapidement et favorisant une perturbation hormonale à l’origine d’une sensation de faim plus importante.

Date : 17/12/2018

Alliance Apnées du Sommeil : Non, cela n’est pas possible, car un traitement approprié et bien utilisé toutes les nuits, et durant toute la durée de la nuit, doit permettre de corriger tous les symptômes et donc de retrouver une qualité de sommeil et de vie tout à fait compatibles avec une activité professionnelle.

Date : 17/12/2018

Alliance Apnées du Sommeil : On n’est pas toujours obligé de trop serrer le harnais du masque. Les nouveaux masques permettent parfois une étanchéité satisfaisante. Sinon il peut être intéressant d’essayer des embouts narinaires par exemple, à condition d’avoir un sommeil plutôt calme. Par ailleurs, vous avez également la possibilité de changer de masque si le vôtre ne vous convient pas. Votre technicien et votre pneumologue sont à votre disposition pour vous informer et vous conseiller à ce sujet.

Date : 17/12/2018

Alliance Apnées du Sommeil : Il est effectivement possible que de l’air envoyé par votre machine à PPC passe directement dans le système digestif et entraîne des ballonnements. Nous vous recommandons d’en parler avec votre médecin prescripteur de l’appareil à PPC, car de simples réglages de pressions peuvent améliorer la situation.

Date : 17/12/2018

« Après des essais infructueux avec la PPC, et une orthèse d’avancée mandibulaire, mon père m’a appris qu’il faisait aussi de l’apnée du sommeil, à cause de ses narines trop fines, et j’ai le même souci. Une opération du nez pourrait-elle me débarrasser de ces apnées. »

 

Alliance Apnées du Sommeil : Non, les apnées sommeil ne peuvent pas être causées par des narines trop étroites. Toutefois, une intervention sur le nez peut grandement améliorer la respiration nasale et par là-même vous aider à supporter le masque de la PPC. Il existe plusieurs solutions médicales et chirurgicales adaptées pour chaque personne : chez l’adulte, cela peut être un traitement d’une rhinite allergique ou un traitement chirurgical de la déviation de cloison nasale. Pour l’enfant, l’intervention nécessaire est le plus souvent le retrait des végétations et/ou des amygdales et, dans une moindre mesure, le traitement de la rhinite allergique. Nous vous recommandons d’échanger à ce sujet avec un ORL qui pourra vous donner son avis selon votre situation.

Date : 17/12/2018

Alliance Apnées du Sommeil : Le télésuivi permet le suivi à distance, par la société prestataire, des données enregistrées par la machine à PPC (fuites, IAH résiduel, pression).

Les données télétransmises à partir des machines arrivent et sont hébergées sur des plateformes très sécurisées habilitées à recevoir des données de santé. Ces plateformes sont obligatoirement certifiées par l’ASIP (Agence des Systèmes d’Information Partagées, organisme dépendant du Ministère de la Santé). Les données stockées sont traitées par des logiciels adaptés ayant obtenu une autorisation de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Toute utilisation commerciale des données nominatives est interdite. Ce dispositif réglementaire est de plus renforcé par le RGPD (Règlement général de protection des données), entré en vigueur le 25 mai 2018.

Les données sont accessibles au prestataire et au médecin qui pourront effectuer si nécessaire les mesures correctives de toutes anomalies pouvant impacter le confort ou l’efficacité du traitement et qui relèvent de leurs responsabilités respectives.

Date : 17/12/2018

Pour en savoir plus sur le télésuivi

Alliance Apnées du Sommeil : Avant de quitter le territoire, il est conseillé de se rapprocher de votre prestataire de santé à domicile pour qu’il vous fournisse une attestation de sortie de territoire (n° de série des dispositifs médicaux), ce document peut vous être demandé aux contrôles des aéroports. L’avoir avec vous vous évitera tout dérangement.

Petite astuce en plus, pensez également à glisser dans votre bagage une rallonge et/ou multiprise, voire un adaptateur de prise pour certains pays…

Date : 17/12/2018

Plus de conseils avant de partir en déplacement avec sa PPC

Alliance Apnées du Sommeil : Le système d’humidificateur permet d’ajouter de l’eau dans l’air que vous respirez, ce qui rend l’utilisation de votre machine plus confortable. Le risque, en n’utilisant plus l’humidificateur, est de voir réapparaître certaines gênes comme une sécheresse de la bouche, une rhinite (nez qui coule) ou une sécheresse nasale (du nez).

Pour éviter la condensation, il peut être utile d’utiliser un tuyau chauffant. Nous conseillons aussi, quand il y a un humidificateur, d’éviter de dormir dans une chambre trop froide (minimum 18°). Parlez-en avec votre technicien, il pourra vous renseigner et vous conseiller au mieux selon votre situation.

Date : 17/12/2018

« J’ai regardé votre site encourageant la solution de la kinésithérapie de la langue. Dans l’hypothèse où je ne trouve pas un kinésithérapeute proche de chez moi, est-ce que les mouvements proposés par la vidéo de Katia Guimaraes peuvent suffire ? Je me suis aussi remise au chant … »

 

Alliance Apnées du Sommeil : L’efficacité des traitements par PPC ou orthèse d’avancée mandibulaire, largement reconnue dans les études scientifiques, peut être améliorée par certains traitements complémentaires moins connus, telle la kinésithérapie de la langue. En effet, le relâchement des muscles de la langue pendant le sommeil peut constituer une obstruction au passage de l’air qui se traduit par le ronflement et peut aller jusqu’à provoquer un arrêt momentané de la respiration. La rééducation consiste donc à redonner à la langue sa bonne position de repos.

Le mieux pour trouver un spécialiste de cette discipline est d’en parler à son médecin prescripteur. Vous pouvez aussi consulter l’annuaire en ligne sur le site de la Société Internationale de Kinésithérapie Linguale (SIKL) : www.sikl.fr.

Dans l’impossibilité de trouver un contact proche de chez vous, le protocole d’exercices de Katia Guimaraes peut être une alternative1. Il est actuellement le mieux validé. Vous pouvez tout à fait faire les exercices sans risques. Pour obtenir des résultats ce protocole est à pratiquer quotidiennement pendant 8 semaines.

Concernant le chant, sans pour autant soigner les apnées, sa pratique est vraiment intéressante pour aider à muscler les muscles au fond de la gorge, apprendre à bien respirer et se relaxer. Jouer d’un instrument de musique à vent tel le didgeridoo présente aussi des bienfais étonnants !

Date : 17/12/2018

Pour en savoir plus sur la kinésithérapie de la langue

Des problèmes d’irritation, de démangeaisons, voire de blessures liées au port du masque, peuvent en effet arriver. Le silicone, matériau principal utilisé pour les masques, est une matière étanche qui empêche la peau de respirer ce qui provoque des réactions au niveau de la peau et favorise une sécrétion plus importante de sébum. La peau devenant plus grasse, le masque adhère moins au contact de la peau, ce qui peut de plus favoriser des fuites.

Bien qu’extrêmement rares, des réactions allergiques peuvent être la cause de ces problèmes cutanés. Si vous êtes allergique au silicone, le mieux est de changer de masque et de vous faire conseiller par votre médecin et technicien sur le format à utiliser (naso-buccal, narinaire, nasal) et le matériau qui vous conviendrait le plus.

Si la cause de ces réactions sur votre peau n’est pas liée à un problème d’allergie, nos conseils :

  • Vérifier la sangle du masque, elle ne doit être ni trop serrée, ni trop lâche. Votre technicien peut vous aider à trouver le bon ajustement qui permette l’étanchéité, voire la remplacer, en cas d’usure.
  • Peut-être que votre masque s’ajuste mal à votre visage, parlez-en alors avec votre médecin, il pourra vous conseiller et éventuellement vous proposer de changer de masque.
  • Pensez à laver votre masque chaque jour. Le silicone peut en effet absorber des contaminants comme le sébum, la sueur, la saleté et les crèmes. Un contact prolongé avec ces contaminants pendant la nuit peut irriter la peau. Renseignez-vous auprès de votre technicien si besoin.

Source pour préparer la réponse : ResMed

En savoir plus sur les liens entre rhinite allergique et apnées du sommeil

Conseils pour prendre soin de son air intérieur

Date : 19/03/2019