Questions Réponses

Cette appellation peut prêter à confusion car il n’existe pas à proprement parler en France de « médecins du sommeil ». Il s’agit d’un médecin qui a développé une compétence particulière dans la prise en charge des troubles du sommeil, dont l’apnée du sommeil.

Plusieurs spécialités médicales s’y intéressent : les médecins pneumologues, cardiologues, ORL, pédiatres, neurologues, les généralistes etc.

L’apnée du sommeil nécessite parfois l’intervention de plusieurs professionnels de santé agissant à des niveaux différents. Leurs interventions sont complémentaires et ont pour objectif de rétablir le bon passage de l’air pendant le sommeil. D’autres professionnels de santé peuvent aussi intervenir, tels les :
–    chirurgiens-dentistes : pour corriger, par exemple, un décalage des maxillaires (menton en retrait).
–    kinésithérapeutes et/ou orthophonistes : pour la rééducation des muscles de la langue.
–    nutritionnistes/diététiciens : pour la prise en charge du surpoids/hygiène de vie.

Pour trouver un médecin du sommeil proche de chez vous, le mieux est de vous renseigner auprès de votre médecin traitant. Selon les signes que vous présentez, il pourra vous aider et vous orienter vers le bon spécialiste.

La première visite chez votre médecin se fait en règle entre le 1er mois et le 5ème mois après l’installation de votre machine (PPC). Ensuite, il s’agit d’un simple suivi annuel (sauf s’il se produit un évènement particulier comme une maladie). Vous devez vous rendre une fois par an chez votre médecin, d’une part, pour faire le renouvellement d’autorisation d’utilisation de votre machine auprès de la sécurité sociale, et, d’autre part, pour assurer un suivi médical. Le médecin aura reçu du prestataire le relevé d’utilisation de votre machine.

Sans être une maladie transmissible, les enfants dont les parents présentent un syndrome d’apnée du sommeil sont plus à risque de faire des apnées un jour. Il y a une possible transmission de certains facteurs de risque de l’apnée du sommeil telle, par exemple, la forme de la mâchoire d’un des deux parents.

Non, car l’objectif de la prise en charge de l’enfant est de corriger les facteurs de risque pouvant amener à un syndrome d’apnée du sommeil à l’âge adulte (par exemple un trouble du tonus de la langue, l’étroitesse de la mâchoire). La prise en charge pluridisciplinaire de l’enfant peut être un peu longue (plusieurs mois ou plusieurs années) mais elle permettra, dans la grande majorité des cas, d’éviter le syndrome d’apnée du sommeil une fois adulte.

Oui, il existe des risques de récidive chez certains enfants, notamment en cas de rhinite allergique (causée par les acariens, pollens), d’asthme associé, ou si l’intervention chirurgicale ORL (le retrait des végétations et/ou des amygdales) a été faite après l’âge de 7 ans. Tous les enfants ayant présenté un syndrome d’apnée du sommeil doivent être suivi régulièrement, notamment ceux dont les symptômes étaient les plus importants au moment de leur diagnostic.

La réponse est oui et non.

OUI : En effet, s’il n’y a aucun événement particulier dans votre vie (autres maladies, perte de poids importante…), il n’y aucune raison que votre apnée du sommeil disparaisse. L’utilisation de la machine (PPC) corrige vos ronflements et vos apnées mais dès que vous la retirez, ronflements et apnées reviennent.

NON : Il n’est pas pour autant certain qu’à 90 ans vous ayez encore besoin de l’appareil, quoique… Par ailleurs, les progrès médicaux sont tels qu’il n’est pas impossible de prédire de nouvelles avancées thérapeutiques dans 20 ans. Mais malgré tout, les différents essais scientifiques montrent que la PPC reste aujourd’hui le traitement le plus efficace.

Il existe en effet d’autres leviers complémentaires au traitement prescrit par votre médecin.

Par exemple, un travail de rééducation de la langue avec un spécialiste de la kiné linguale est parfois nécessaire pour retonifier certains muscles et corriger une mauvaise position de la langue pendant le sommeil. En effet, un manque de tonus peut amener la base de langue à basculer en arrière venant perturber la respiration.

Pratiquer une activité physique régulière et qui vous fasse plaisir a aussi un effet bénéfique sur les apnées du sommeil. Cependant attention, la pratique et l’intensité de l’activité physique doivent être progressives, régulières et adaptées à chaque personne. Il est important de trouver une activité qui vous plaise (marche nordique, vélo, natation, jardinage etc.) et de réaliser un bilan cardiologique au préalable si vous présentez certains risques.

Il y a beaucoup d’autres paramètres qui peuvent améliorer la respiration la nuit dont : le suivi de mesures d’hygiène de vie (alimentation équilibrée, ne pas fumer, ne pas boire d’alcool le soir…) mais aussi le chant, jouer d’un instrument à vent ou encore du didgeridoo, etc.

Attention, ces leviers ne peuvent dispenser du recours à la machine à pression positive continue (PPC) ou à l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), ni dispenser d’une consultation chez un ORL (pour détecter une obstruction au niveau du nez et/ou de la gorge). C’est l’effet combiné de ces mesures qui permettront une amélioration des symptômes et de la qualité de vie

Bien sûr car la machine à PPC traite votre syndrome d’apnée du sommeil mais ne le guérit pas. Ainsi, le risque de ne pas utiliser sa machine à PPC plusieurs nuits est de voir réapparaître les symptômes rapidement (fatigue, somnolence, céphalées…). Cela vaut également pour les personnes utilisant une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM). Un syndrome d’apnée du sommeil bien contrôlé vous permettra de pleinement profiter de vos voyages !

La réponse est oui et non.

OUI : Dans certains cas (surtout les cas d’obésité sévère), une perte de poids importante permet de revenir quasiment au poids idéal et par là-même de faire disparaître votre apnée du sommeil. Mais dans ce cas, le poids est quasiment l’unique cause de votre apnée du sommeil.

NON : Car les causes de l’apnée du sommeil sont multiples : si le surpoids en est la cause principale, l’âge, le sexe, la forme du visage et du cou et les autres maladies associées (asthme, diabète…) sont aussi importantes. La perte de poids permet de diminuer le nombre d’arrêts respiratoires dans la nuit mais rarement de les faire disparaître totalement. En revanche, cette perte de poids est bien évidemment essentielle pour le reste de la santé.

Dans tous les cas, en cas de perte de poids significative et stable, un enregistrement du sommeil doit être effectué afin de savoir, en cas de doute, si oui ou non votre apnée du sommeil persiste.

Non, il n’y a pas de perte d’efficacité de la machine tant que la turbine de celle-ci fonctionne bien.

Il faut par contre changer des pièces du masque en raison de l’usure qui peut être source d’inconfort. Il est ainsi recommandé de changer le masque une fois par an et de changer la bulle du masque (si utilisation d’un masque nasal ou naso-buccal) ou les coussins d’air (si vous utilisez un masque narinaire) tous les 6 mois environ. Si une personne a une barbe ou une moustache, ces délais peuvent être plus courts en raison du frottement conséquent. Le prestataire peut vous renseigner et vous guider pour changer votre masque et ses composants dans les bons délais.

Par ailleurs, il est parfois nécessaire de faire plusieurs essais de machines ou de réglages de la machine afin de trouver la solution qui convienne le mieux et qui permette de retrouver un sommeil réparateur. Le technicien et le médecin prescripteur du traitement connaissent bien ces situations et peuvent proposer des solutions.

Le fait de décider de ne pas vous traiter si vous présentez un syndrome d’apnées du sommeil vous expose à des risques non négligeables dont le plus important est certainement le risque cardio-vasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral, troubles du rythme). Mais il ne faut pas oublier le risque d’aggravation d’une insuffisance respiratoire grave. Une absence de prise en charge peut également avoir des conséquences sur les reins, les yeux, l’état général et la croissance chez l’enfant. Enfin, on ne peut pas sous-estimer l’impact sur la vie sexuelle avec la baisse importante de la libido (ce qui peut être corrigé par le traitement). Inutile cependant de vous inquiéter car maintenant le traitement de l’apnée du sommeil est bien établi. Avoir recours à un traitement par PPC permet de se protéger efficacement contre les risques encourus par une absence de prise en charge. De plus, les progrès réalisés sur les machines et les masques peuvent vous permettre de très bien supporter ce traitement.

Il n’existe pas de médicaments pour traiter l’apnée du sommeil bien que des essais ont été faits ou sont en cours mais sans grand résultat pour l’instant.

Si vous avez la gorge sèche suite à l’utilisation de la machine (PPC), il faut demander au prestataire de service d’installer dessus un humidificateur qui vous enlèvera cette sensation. Celui-ci se règle en fonction des saisons, de la météo ou encore de la température de votre chambre. Sur certaines machines, l’humidificateur est déjà intégré. Attention, l’humidificateur n’aura aucune incidence sur l’efficacité de votre traitement, mais il améliorera nettement votre confort et vous permettra de mieux le supporter.

Le plus recommandé est toujours l’eau minérale. Toutefois, on peut effectivement utiliser de l’eau du robinet filtrée, il existe aujourd’hui des carafes filtrantes efficaces pour cela. Le plus important est de respecter les règles d’hygiène de l’humidificateur en vidant le réservoir d’eau chaque matin afin d’éviter que l’eau stagne et que l’humidificateur devienne un nid à microbes.

Les actes de diagnostics de l’apnée du sommeil sont pris en charge par l’Assurance Maladie.

L’assurance maladie obligatoire (AMO) prend en charge à 60% le traitement de l’apnée du sommeil par pression positive continue (PPC). Le suivi des indications médicales garantit le remboursement.

Les modalités de remboursement sont fixées dans un arrêté qui précise notamment :

1. le type de syndrome d’apnées du sommeil pour lequel la PPC est prise en charge.

La personne doit présenter obligatoirement certains symptômes :

–          une somnolence diurne (le jour)

–          et  au  moins  trois  des  symptômes  suivants : ronflements,  céphalées  matinales,  vigilance réduite, troubles de la libido, HTA, nycturie, associés

–          soit  à un  indice d’apnée hypopnée (IAH)  par  heure  de  sommeil  supérieur  ou égal à 30 à l’analyse polygraphique (IAH = nombre d’évènements respiratoires durant le sommeil),

–          soit, si cet indice est inférieur à 30, à au moins 10 micro – éveils par heure de sommeil en rapport avec une augmentation de l’effort respiratoire documenté par l’analyse polysomnographique.

2. et le montant du forfait sur lequel est calculé le remboursement.

Lors de la mise en place du traitement par votre médecin prescripteur, la prise en charge par l’AMO est assurée après accord préalable du médecin-conseil. Le renouvellement et le maintien de la prise en charge sont subordonnés à la constatation par le médecin prescripteur de son efficacité clinique et de votre adhésion au traitement.

Le ticket modérateur de 40% peut être pris en charge par la mutuelle en fonction de votre contrat.

Le patient est pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale sous certaines conditions, notamment si les soins sont en rapport avec une affection de longue durée (ALD).

Les actes de diagnostics de l’apnée du sommeil sont pris en charge par l’Assurance Maladie.

Aujourd’hui, seuls trois dispositifs d’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) sont remboursés par la sécurité sociale : il s’agit des orthèses Narval, Orthosom et Tali. Le dispositif est alors pris en charge dans son coût de fabrication par l’assurance maladie (si une demande est effectuée selon certains critères par le médecin du sommeil):

– à hauteur de 65%, mais le remboursement varie selon le régime de Sécurité Sociale.

– le ticket modérateur peut être pris en charge selon la mutuelle.

Depuis fin octobre 2016 (1), la mise en place de l’orthèse et les réglages réalisés par le chirurgien-dentiste font aussi désormais l’objet d’un remboursement par la sécurité sociale. Les honoraires pour la réalisation et le suivi du traitement par OAM ne pourront dépasser 350 €.

Le taux de remboursement sur les actes dentaires est généralement de 70%, le reste à charge dépend de la mutuelle.

(1) : référence

Le patient est libre de décider du choix de son prestataire. Si vous souhaitez changer, vous pouvez en parler à votre médecin prescripteur qui va demander un désappareillage chez le prestataire actuel et vous rediriger vers un autre. S’agissant d’une prescription, le prestataire ne peut pas retirer le traitement sans l’accord du médecin, ou une décharge du patient le cas échéant.

Les apnées du sommeil pendant la grossesse augmentent les risques pour le fœtus et pour la maman, de retard de croissance, d’hypertension artérielle et de diabète. Il est très important de les soigner pendant la grossesse. Le mieux est de prendre rendez-vous avec le médecin qui vous suit pour les apnées. Si l’apnée du sommeil est prise en charge et bien contrôlée cela se passera bien.

Tous les nourrissons et les enfants font, de manière naturelle et tout à fait normale, des apnées (c’est à dire des arrêts de la respiration) pendant leur sommeil. Elles sont la plupart du temps très brèves de 5 à 6 secondes environ, puis ils reprennent une respiration normale et calme.

Ce qui doit alerter ce sont des pauses respiratoires anormalement longues ou faisant suite à des ronflements importants, lorsque le bébé fait des efforts pour respirer. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.

Pas de panique, utiliser sa machine à PPC pendant un orage ne présente aucun risque !

De plus, les machines disposent, au niveau de l’alimentation, d’un système de coupure en cas de saute du courant. Ce dernier permet d’isoler et de protéger l’utilisateur de la machine ainsi que de ne pas abimer la machine.

Suite à une coupure d’alimentation, certaines machines s’arrêteront et d’autres seront capables de redémarrer automatiquement si elles en possèdent l’option.

Si un arrêt se produit en cours d’utilisation, les personnes équipées d’un masque narinaire ou nasal respireront par la bouche le temps que la machine soit remise en route. Celles qui utilisent un masque naso-buccal ou facial respireront également puisqu’une valve anti-asphyxie est intégrée.

Vous pouvez dormir l’esprit tranquille. Pour toute question, n’hésitez pas à en parler à votre technicien !